2 semaines, c'est plus ou moins ce qu'il reste comme temps avant que je puisse revoir C.
2 longues semaines divisées en 2 x 1 semaine.
La première semaine est marquée par la fin de ses cours. Cela implique pas mal de cours à rendre, pas mal de papiers à finir de rédiger, les révisions pour les examens, le stress de cette période, etc. Cette semaine sera je pense la plus difficile à passer des deux. Tout simplement car par moment je vais devoir m'effacer, pour la laisser travailler, se préparer, se reposer aussi. Non pas que cela me dérange mais l'impact direct de cette mise en retrait sera une communication plus limitée, afin de lui libérer du temps.
La deuxième semaine quant à elle, sera je l'espère le début des vacances, sorte de préambule à son voyage en France. Le changement de focus, l'excitation de se revoir, l'excitation de découvrir de nouvelles choses en France et à l'étranger, etc. Cette deuxième semaine est encore loin malheureusement.
Depuis deux jours il fait moins beau en France. Je suis aussi un peu plus stressé. Je vis en décalé depuis un peu plus de deux semaines maintenant, je passe une grande partie de ma journée à espérer pouvoir parler avec Elle, ainsi qu'une partie de ma nuit. Et une fois arrivé à l'heure de dormir, je n'y arrive pas. Ce qui fait que chaque jour, je me retrouve à m'endormir à 6h du matin, au lieux de m'endormir vers minuit comme je le pourrais la plupart du temps.
Je suis stressé, car le fait qu'Elle n'habite pas seule me pèse de plus en plus. Bien qu'Elle me rassure directement ou indirectement quasiment chaque jour, c'est difficile. D'une certaine façon je suis jaloux, je suis triste d'être parti aussi, je suis impatient, et rarement indifférent à cette situation.
C'est une situation que j'ai en partie provoquée donc, il faut que je l'assume. 14 petits jours, c'est la durée de vie d'un insecte, la moitié d'un cycle lunaire, 1/688ieme de ma vie, le temps que j'ai mis au Canada pour la rencontrer...
Bien que la première vocation de ce blog soit de parler d'une pensée moins égoïste et plus tournée vers Elle, j'ai hâte de connaître la fin de toute cette histoire. Va-t-Elle me supporter lors de son séjour en France, va-t-Elle réussir ou non à faire ce choix.
Ce post n'est pas très long, mais je ne savais pas comment lui dire tout cela à part en utilisant ce blog. Bien qu'elle se doute certainement de tout ça, cela m'enlève un poids que d'en parler un peu...
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jeudi 14 avril 2011
samedi 2 avril 2011
La Peur
J'ai décidé, pour commencer ce post, de m'appuyer sur une citation de Spinoza : "La peur ne peut se passer de l'espoir et l'espoir de la peur."
Je me rappelle la première fois où j'ai vraiment eu peur étant petit, je devais avec 3 ou 4 ans, je me baladais dans la rue dans laquelle nous habitions avec ma mère. Lorsque soudain, surgissant de nulle part, un Yorkshire commença à aboyer, tout en courant vers moi. Autant ma mère n'a pas bougé, forcément le chien était minuscule face à un adulte, autant je me suis découvert une facilité étonnante pour courir ce jour là. J'ai fait les 150 derniers mètres qui menaient à ma maison, au pas de course, finissant par sauter au dessus du portail, comme j'ai pu pour éviter ce chien mangeur d'enfant qui venait de me terroriser.
Oh, j'imagine que cette histoire vous a fait sourire, mais remémorez vous votre vie d'enfant, et toutes les peurs qui allaient avec. La seule peur que j'ai eu au cours de toutes ces années était la peur des chiens. Le pire avec cette peur, c'est que les chiens la ressentent, et sont d'autant plus imprévisibles quand vous les approchez. J'ai résolu ce problème en grandissant, après avoir rencontré un chien, prénommée Tounta, que j'ai connue à la naissance, et que j'ai vu grandir. Cette chienne, qui était tout bonnement inoffensive, m'a permis de soigner cette peur idiote.
En grandissant ma nouvelle peur a été la peur des "délinquants", après avoir été cambriolé alors que j'avais 11 ans, le sentiment de peur grandit chez mes parents et il avait par extension rejailli sur moi. Quand vous évoluez dans un milieu relativement protégé, où vos connaissances, votre école, les magasins où vous faites vos courses font partie d'une vie artificielle, en dehors de cette délinquance. En grandissant, j'ai eu l'occasion de côtoyer une partie de cette délinquance, dans les bars notamment, en arrivant sur Reims aussi, car certains mecs de ma classe n'avaient pas des activités très claires. Et bien que je me sois fait braquer mon scooter sous la menace d'une arme, j'ai peu à peu eu moins peur de tout cela. Je n'ai jamais eu le moindre problème depuis, pourtant j'ai vécu à Paris, pris le RER et le métro à des heures tardives, etc. Disons que j'ai été chanceux de ce côté.
Quand vous réfléchissez à ce qu'est réellement la peur, vous constatez qu'elle est souvent induite par la méconnaissance d'une situation; qui du coup vous stresse.
Le premier jour du bac, le premier entretien d'embauche, le premier travail, le premier appel client, et tant d'autres choses.
On peut choisir de faire l'autruche, de fermer les yeux face à la peur, ou l'on peut comme Spinoza l'énonce, se rattacher à l'espoir. L'espoir que le changement de situation peut créer, l'espoir de jours meilleurs, l'espoir simple d'arriver à surpasser cette peur.
J'ai beaucoup moins peur dans la vie maintenant, non pas par inconscience, mais par conscience de qui je suis. Oh je sais, cela semble prétentieux comme remarque, je dirais plutôt que j'ai eu la chance d'exercer nue activité professionnelle qui m'a fait combattre mes peurs, et d'avoir rencontré des personnes qui ont su me dire ce que je valais, au moins pour que je m'en rende compte.
Bien que je sache aujourd'hui que je ne sais pas tout faire, que je ne peux pas tout prévoir et que je ne peux pas non plus résoudre toutes les situations, j'ai pris conscience de ma capacité à faire changer les choses.
Je suis un homme d'action, ce qui entraîne des prises de décision, plutôt que de reculer devant la peur. Pourquoi ? Parce que l'inaction causée par la peur est malsaine, elle implique de se cloîtrer dans un position qui n'est généralement pas voulue, la peur de quitter son emploi, la peur de quitter son pays, la peur de quitter ses amis, etc.
Suis-je inconscient pour autant, je ne pense pas. Je suis peut être non-conventionnel, hors d'un moule que nous impose la société. La peur sert la société et dessert les hommes qui en font partie. Je me rappelle d'une phrase de Richard Branson dans son livre "Screw it, Let's do it", il disait tout simplement que toute décision à ses risques, et que si on estime que les risques sont définis, limités et acceptables, on peut prendre cette décision. Lui n'a rien à prouver, il a monté 300 sociétés dans sa carrière, je suis encore un bébé à côté de lui.
Cependant comme lui, surnommé "Dr Yes", j'essaie de prendre certains risques pour avancer. Tout n'a pas été heureux, mais je ne regrette aucun des mouvements que j'ai pu faire, car à chaque fois, ils m'ont menés vers une nouvelle aventure, la rencontre de nouvelles personnes, de nouvelles opportunités.
C'est comme cela que j'ai rencontré C., suite à une prise de risques mesurée, qui m'a entraînée vers un nouveau pays.
Pour revenir sur la peur et conclure ce chapitre; Tout Homme a peur, à des degrés plus ou moins importants.
J'ai donc en tant qu'Homme, des moments de doute, de stress et de peur. La seule chose que j'essaie de faire par rapport à ces différents moments, c'est de garder la tête froide, pour agir de la meilleure façon qui puisse être et combattre ces instants de doute. Je ne dis pas que c'est à chaque fois parfait, par contre j'ai au moins le mérite de me sentir vivant. Et bien que certaines personnes jugent mes choix, je suis plus heureux que beaucoup de ces personnes, tout simplement car je me sens libre.
PS : Une partie de la citation de Spinoza n'a pas été utilisée pour le moment, elle le sera dans un prochain post, tourné vers l'avenir.
jeudi 24 mars 2011
Le petit noeud de la robe noire
Il y a un peu moins de 24 heures, j'ai dit au revoir à cette robe noire et au petit bout de femme qu'elle habillait.
Ce ne fut pas un moment de joie, car cette femme je L'aime, plus je Lui parle et plus je L'aime.
Si je regarde uniquement l'instant présent, je suis malheureux, Elle me manque, sentir ses yeux posés sur moi serait le meilleur des remèdes.
Cependant j'ai trouvé une solution pour combattre ce manque : être heureux.
Vous êtes certainement en train de vous dire, serait-il adepte d'une méthode Coué imaginée dans un fauteuil d'avion pour se rassurer ?
Pas du tout, je suis heureux car j'ai les yeux tournés vers le futur, dans 5 semaines C. sera en France, et nous allons pouvoir passer enfin du temps ensemble, rien que tous les deux. Un environnement différent, l'envie de se découvrir, de partager de bons moments, tout simplement l'envie de Vivre intensément.
C. m'a laissé une petite carte marque-page que je lis régulièrement, Elle m'a écrit un long email qui m'attendait à mon arrivée en France, on traverse donc ensemble ce moment de tristesse commune.
Je fais la course aux idées pour faire passer plus rapidement ces 5 semaines, j'ai déjà trouvé quelques moyens de lui faire plaisir et de maintenir les liens qui nous unissent en attendant de nous revoir.
J'ai changé mon comportement ces derniers temps, grâce à Elle, elle a su m'ouvrir les yeux doucement et se positionner encore plus au coeur de ma vie.
Les épreuves que nous avons vécues ces dernières semaines y ont été pour quelque chose aussi, bien que parfois peu agréables, elles ont eu le mérite de me pousser à faire un choix : penser à moi ou penser à Elle.
C'est évidemment Elle que j'ai choisi, même si ça implique de ma part des efforts de patience, c'est sans aucun doute ce que je souhaite.
15ième déménagement donc, 7ième depuis 2008... Je m'étonne parfois de me réveiller à un endroit sans savoir où je suis...
Tant que je sais où se trouve mon coeur, j'arriverai à retrouver le Nord sans difficultés.
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